• Séminaire TechnicoTop 2024-2025 • Techniques émergentes appliquées au monde de la recherche en histoire et archéologie → vendredi 7 mars 2025 | Modalités des relevés topométriques et photogrammétriques
Dans toute opération archéologique, la mise en place d’un référentiel topographique fiable est une condition indispensable à la qualité scientifique des données produites. Ce référentiel garantit la stabilité spatiale des levés dans le temps, facilite les campagnes successives de documentation et permet l’intégration des relevés dans des systèmes d’information géographique (SIG) ou des modèles 3D.

Un réseau topographique solide peut servir, également, de base à la captation photogrammétrique qui sera abordée dans la seconde partie de ce moment collectif. En effet, toute acquisition photogrammétrique de haute précision nécessite un calage rigoureux, soit dans un référentiel absolu/géoréférencé (si disponible), soit dans un référentiel local.

La topographie archéologique ne se limite donc pas à la simple mesure de points, mais s’inscrit dans une réflexion globale sur la structuration géométrique d’un site, sur la pérennité des repères dans le temps et sur la qualité métrologique des données produites. Elle illustre aussi la complémentarité entre levés topographiques classiques et acquisitions photogrammétriques, ou encore lasergrammétriques, dans une logique de documentation multi-échelle.
→ Sylvain Rassat est ingénieur de recherche en archéologie à l’Université de Lorraine. Il intervient essentiellement dans l’acquisition, le traitement et la gestion des données spatiales en archéologie préventive et programmée. A ce titre, il s’est spécialisé dans la captation, la numérisation et la modélisation 3D.
OpenEdition vous propose de citer ce billet de la manière suivante :
TechnicoTop (1 mars 2025). – Sylvain RASSAT – Modalités des relevés topométriques et photogrammétriques. Techniques au Top. Consulté le 14 juillet 2026 à l’adresse https://doi.org/10.58079/13er4